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Texte à méditer :   A nous le souvenir, à eux l'Immortalité.   Souvenir Français du canton de Dun-sur-Meuse
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Guerre d'Indochine

La guerre d’Indochine

Dates :
 

En 1884, la France réunit la Cochinchine, l’Annam, Le Tonkin, le Laos et le Cambodge pour former l’Indochine française.

Indochine française
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Pendant la Première Guerre mondiale, les Vietnamiens surnommés Annamites participent à l’effort de guerre sur le front ou dans les usines.

De 1920 à 1930 après la révolte de Vinh et la mutinerie de Yên Bai, la colonie est en proie à des émergences de nationalismes divers.

En 1940, l’Indochine française est administrée sous le régime de Vichy ; l’Amiral Jean Decoux succède au général Georges Catroux.

Le 9 mars 1945, coup de force des Japonais qui prennent le contrôle des possessions françaises.

Le 10 mars 1945, déclaration d’indépendance du Viêt Nam par les Japonais avec à sa tête l’empereur Bao Dai.

Le 24 mars 1945, le gouvernement provisoire de la République française envoie trois émissaires en Indochine encore sous le contrôle de l'administration pétainiste pour créer une fédération indochinoise.

Le 2 septembre 1945, le Japon capitule. La conférence de Postdam confie le désarmement japonais aux Chinois nationalistes pour la partie nord de l'Indochine (16e parallèle) et à la Grande-Bretagne pour la partie sud.
La France qui veut rétablir sa souveraineté dans sa colonie nomme l'amiral Thierry d'Argenlieu, haut-commissaire de France et commandant en chef, et le général  Leclerc commandant des troupes, avec pour mission de rétablir la souveraineté française sur l'Indochine libérée, mais, en la faisant évoluer, c'est-à-dire en construisant une fédération indochinoise autonome au sein de la nouvelle Union française.

La France reprend l'Indochine aux Japonais.
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La Marine est chargée de convoyer en Indochine les forces armées placées sous les ordres du général Leclerc.
Au même moment, à Hanoï, Ho-Chi-Minh déclare l'indépendance du Viêt-Nam ; l'empereur Bao Dai s'associe au premier gouvernement de la République démocratique du Viêt Nam. Il sera d'ailleurs déporté à Hong Kong pour ça.

Été 1945, débute la reconquête française. Cette année-là une terrible famine décime la population de la partie nord du pays dont les réserves ont été pillées par les Japonais.

Octobre 1945, d'Argenlieu et Leclerc arrivent à Saïgon.

Au début 1946, l'autorité française est rétablie au Cambodge et en Cochinchine (Sud Viêt Nam). Il reste à reprendre le contrôle du Laos, de l'Annam et surtout du Tonkin (Nord Viêt Nam) pour établir les bases de la Fédération indochinoise voulue par la France.
Une convention est signée le 6 mars 1946 avec Hô Chi Minh. Les troupes françaises débarquent sans heurts à Haïphong sous la conduite du général Leclerc qui recommande à la France d'utiliser le mot "indépendance".
En fait, Hô Chi Minh a accepté cet accord pour se débarrasser des Chinois qui pillent le Tonkin et qui auraient probablement éliminé le Viêt Minh.

Ho Chi Minh en 1946
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En juillet 1946 Leclerc rentre en France après avoir établi un diagnostic lucide de la situation. "Il ne peut être question de reconquérir le nord du Viêt Nam par les armes ; la France n'en a pas les moyens. Il faut garder le Viêt Nam dans l'Union française quitte à parler d'indépendance. Il faut trouver le moyen de préserver les intérêts économiques et culturels de la France sachant que Hô Chi Minh cherchera en permanence à se débarrasser des Français. Il faut tenir la corde, la tendre, mais éviter qu'elle rompe."

Malgré les recommandations du général Leclerc, la France décide d'opter pour la fermeté.
Après le bombardement du port de Haiphong le 23 novembre 1946 par l'artillerie française, qui marque un revirement total de la politique menée jusqu'alors par le gouvernement français vis-à-vis de la République démocratique du Viêt Nam, il apparaît clairement qu'Hô Chi Minh ne jouera plus l'option de la Fédération indochinoise.

Opération française au Viêt Nam
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Le 19 décembre 1946, l'insurrection de Hanoï marque le début de la guerre : le gouvernement de la République démocratique du Viêt Nam déclenche des hostilités dans tout le nord du Viêt Nam, et entre dans la clandestinité.
Hô Chi Minh cherche alors des soutiens à l'étranger. Harry S.Truman lui refuse son aide, l'URSS qui ne dispose pas encore de l'arme atomique hésite à le soutenir et la Chine est encore sous le contrôle de Chang Kaï-Chek.

En 1946, l'Indochine française ressent déjà les prodromes de la future guerre froide et les USA vont se retrouver très vite impliqués en Indochine.

La guerre prend tout d'abord l'allure d'une guérilla où l'armée vietnamienne prend l'initiative en frappant où elle veut et quand elle veut. Elle se fond dans la foule et procède à des attaques soudaines, très ciblées et très localisées.
C'est le combat du tigre contre l'éléphant. Cette fluidité permet à la jeune armée populaire l’initiative du refus ou de l’acceptation des combats, de fixer ici et déplacer là les troupes françaises qui n’occupent que les villes, les axes routiers, les voies d’eau et la ligne du chemin de fer trans-indochinois.

Les pertes françaises deviennent de plus en plus grandes dans les attaques de convois de ravitaillement, de postes isolés et d’épuisantes patrouilles à la recherche d’un ennemi évanescent.
Souvent, l’attaque d’un poste a pour but la sortie d’une colonne de secours à détruire.

1949, le tournant de la guerre d'Indochine.

La France qui veut contrebalancer politiquement la République démocratique du Viêt Nam proclamée à Hanoï en 1945 et au Viêt Minh, crée à Saïgon un état du Viêt Nam indépendant sous la direction de l'empereur Bao Dai ramené d'exil à cet effet.
Le but de cette manœuvre est de transformer la guerre de reconquête coloniale en une guerre civile.

Après la prise de contrôle de la Chine continentale par le parti communiste de Mao Zedong et la fuite de Tchang Kaï Chek sur l'ile de Taïwan, la Chine devient un allié de la République démocratique du Viêt Nam et du Viêt Minh.
Les anciens camps américains du sud de la Chine deviennent des camps de détention, d'entraînement et d'armement des troupes Viêt Minh.

La France concède à l'Ètat du Viêt Nam une souveraineté diplomatique relative et crée une armée nationale sous commandement français qui agit comme force supplétive des forces françaises d'Indochine.
Le conflit s'amplifie et la France accorde l'indépendance au Laos et au Cambodge comme elle l'a fait pour le Viêt Nam.
Aguerrie par son expérience au combat, l'armée populaire vietnamienne inflige de sérieux revers aux troupes françaises dans la région de Cao Bang et de Lang Son (bataille de la RC4).
La reconquête coloniale s'épuise dans un interminable enlisement qui entraîne une grande démotivation dans l'armée française d'Indochine, dans le gouvernement français et dans l'opinion publique qui ne voit plus l'intérêt de poursuivre la guerre dans une région où les pays sont devenus indépendants en théorie.

En octobre 1950, le Viêt Minh lance une offensive au nord-est du Viêt Nam et inflige une terrible défaite sur la route coloniale 4 aux troupes françaises qui perdent 7000 hommes.
A ce moment la guerre coloniale est perdue. Les forces françaises ne contrôlent plus au Tonkin que le delta du fleuve rouge et quelques gros postes.
Le gouvernement français panique à Paris et envoie le général de Lattre de Tassigny en Indochine pour redresser la situation. De Lattre réussit à repousser trois offensives viêt Minh écartant définitivement les menaces sur Hanoï.
Il chasse le Viêt Minh du delta du fleuve rouge et lance une contre-offensive dans la région de Hao Binh qu'il pense être décisive. Atteint d'un cancer il est contraint de retourner en métropole. Il est remplacé par Raoul Salan.
Cette offensive concluante au début s'épuise d'elle-même et Hao Binh doit être évacué en catastrophe.

Avec la guerre de Corée qui porte l'anticommunisme en Extrême-Orient la France tente de transformer la guerre de reconquête coloniale dont elle reconnaît l'échec en croisade anticommuniste.
Les États-Unis signent avec l'État du Viêt Nam des accords militaires que la France est chargée de mettre en oeuvre. Pourtant très anti-colonialistes les USA agissent dans le cadre de la guerre froide.
Avec l'argent et le matériel américain et le sang des légionnaires et des troupes d'Afrique, la France continue de mener une guerre dans le cadre de la guerre froide, dans une suite de scandales et d'affaires (exemple : affaire des piastres).
Avec l'afflux de matériel militaire des deux côtés le conflit s'intensifie.

En 1952, l'armée populaire vietnamienne lance une série d'attaques contre la ligne fortifiée établie par de Lattre et derrière laquelle sont retranchés les Français. Tout en continuant ses coups de main et ses embuscades, l'armée populaire se retire et se prépare à des opérations d'une plus grande envergure.
En 1953 Dwight Eisenhower devient président des États-Unis et soutient la défense de l'Indochine contre le communiste dont il redoute l'effet domino.

Comme la menace sur les centres importants semble écartée, le général Salan tente de reprendre l'initiative. Il lance une série d'offensives dont il sort vainqueur mais est contraint de se replier faute de moyens et d'avoir pu porter un coup décisif à l'ennemi.
Le général Navarre successeur de Salan rapporte au gouvernement français qu’il n’y a pas de possibilité d’une victoire militaire étant donnée la faiblesse des moyens du corps expéditionnaire français, mais promet une grande offensive avec l’opération Castor, qui consiste à occuper l’ancienne piste d’aviation japonaise de Diên Biên Phu pour verrouiller le passage au Laos de l’armée populaire, opération militaire qui avait pour but politique de permettre à la France de négocier à Genève la fin de la guerre en position de force.

Opération Castor
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En dépit de l'héroïsme dont font preuve le Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient et l’Armée nationale vietnamienne, la bataille de Diên Biên Phu est perdue en 57 jours.

Prisonniers français à Dien Bien Phu
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Les combats continuent avec intensité pendant trois mois. Le nouveau gouvernement, dirigé par Mendès France, promet alors de conclure les accords de Genève au plus tard au mois de juillet 1954, ce qui advient le 22 juillet 1954.

Monument aux morts de la guerre d'Indochine à Verdun
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Film de propagande sur la guerre d'Indochine : Ici

Attention certaines scènes sont difficiles !

Sources :

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Date de création : 22/02/2018 18:03
Catégorie : - Autres conflits
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