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Texte à méditer :   A nous le souvenir, à eux l'Immortalité.   Souvenir Français du canton de Dun-sur-Meuse
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Bataille de Beaumont

Bataille de Beaumont

Combats de Beaumont-en-Argonne

Contexte

Après la désastreuse campagne d'Alsace et la retraite qui suivit, le comte de Palikao, ministre de la guerre, décrète la constitution d'une deuxième armée dite armée de Châlons.Tous les citoyens de 25 à 35 ans, veufs ou célibataires sont appelés sous les drapeaux et 100 000 gardes mobiles (Moblots) sont recrutés pour le maintien de l'ordre à Paris.

Maréchal de Mac-Mahon
Macmahon.jpg

Le conseil de guerre qui se tient le 17 août 1870 rappelle Napoléon III à Paris (puis l'en dissuade eut égard aux mouvements révolutionnaires qui se manifestent dans la capitale).

Il nomme le général Trochu, gouverneur de la capitale, le maréchal Bazaine, commandant en chef des armées, et le maréchal de Mac-Mahon, chef de l'armée de Châlons. Cette dernière est constituée des Ier, Ve et VIIe corps auxquels s'ajoutent les XIIe et XIIIe corps nouvellement créés. Initialement prévue pour rejoindre Paris, l'armée de Châlons est redirigée vers l'est pour venir au secours de Bazaine assiégé dans Metz.

Le 19 août, le ministre de la guerre prescrit à Mac-Mahon (qui temporise) de se porter sur Metz par Suippes, Sommepy et Bétheniville comme premiers gîtes d'étapes à atteindre le 21.

Le 21 août, l'armée Mac-Mahon part du camp de Châlons pour Reims de façon à se rapprocher de Paris tout en ne s'éloignant pas trop de la Meuse.

Le lendemain, suite aux télégrammes envoyés par Bazaine, Mac-Mahon se résout à se porter à sa rencontre.
Le plan primitif que de Palikao avait communiqué à Mac-Mahon, le 19 août, était le suivant :
L'armée serait partagée en 3 groupes :

  • À gauche, le Ve corps (de Failly),
  • Au centre, le VIIe corps (Douay),
  • À droite, les Ier et XIIe corps (Ducrot).

Départ initialement prévu le 21 août, respectivement de Suippes, Sommepy, Bétheniville, et arrivée le 25 à Verdun où l'armée sera prête à livrer bataille.

La marche de l'armée Mac-Mahon

De Palikao avait affirmé au maréchal qu'il avait au moins 36 heures d'avance sur l'ennemi et que cela était suffisant pour rejoindre Bazaine à Metz. La réalité est bien différente. Dès le 25, aidé par les journaux et les télégrammes, von Moltke a deviné le plan français et prend les mesures adéquates. Il impose aux soldats de l'armée de la Meuse  et aux Bavarois une longue courbe de 80 kilomètres vers le nord pour fondre sur le flanc droit de l'armée française.

Marche de l'armée de Châlons jusqu'au 27 août

Le départ réel est entrepris le 23 ; la distance qui sépare Reims de la Meuse par Vouziers et Buzancy étant de 100 kilomètres environ, Stenay pouvait être atteint le 27 ou 28 août.
L'armée marche sur quatre colonnes avec de droite à gauche les VIIe, Ier, Ve et XIIe corps. La division de cavalerie Margueritte ouvre la marche en éclairant du côté de Monthois pour surveiller les défilés de l'Argonne. La division de cavalerie Bonnemain est chargée de couvrir le flanc droit de l'armée en occupant Auberive-sur-Suippes, mais, distante de moins 4 kilomètres du gros, elle ne peut assurer efficacement la sécurité de l'armée. L'effectif de cette armée se monte à 105 000 fantassins, 14 709 cavaliers, 393 pièces d'artillerie et 76 mitrailleuses.

Au bout de trois jours, l'armée de Châlons accuse déjà un retard considérable dû essentiellement aux problèmes de logistique et à l'impréparation du mouvement. La cavalerie est très mal utilisée et la position de l'ennemi reste inconnue. L'armée marche en aveugle, à tâtons !

Général de Failly
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Le 26 août, la marche vers Stenay reprend. Le Ve corps reçoit l'ordre de se porter d'Amagne au Chesne, le XIIe corps de progresser de Rethel à Tourteron et le Ier corps de franchir l'Aisne à Yoncq.
Le VIIe corps de Douay ne reçoit pas d'instruction, mais ce dernier préfère porter son unité sur la rive droite de l'Aisne en traversant la rivière par le pont de Vouziers.
Le 4e hussards en poste à Grandpré doit éclairer l'armée. Il est soutenu par la brigade Bordas. Un détachement de hussards en reconnaissance vers le sud, le long de l'Aire, est pris en chasse par des cavaliers ennemis du côté d'Apremont et de Senne. Ces cavaliers prussiens du 11e hussards sont accueillis à Grandpré par le 52e RI qui capturent une bonne partie d'entre eux.
Cette présence ennemie inquiète de général Douay qui demande à la brigade Dumont de rejoindre et de ramener la brigade Bordas. Dans la nuit la division entre dans Vouziers. Mac-Mahon prévenu de ces évènements se tient prêt à intervenir si besoin est, mais il est rassuré un peu plus tard sur le sort du corps Douay. Par contre, il est informé que les têtes de colonnes de la IIIe armée allemande occupent Sainte-Menehould et qu'une autre armée ennemie s'avance par Varennes. Inquiet, le maréchal estime que la situation ne lui permet plus de poursuivre sa marche vers l'est.

Le 27 au matin, il informe Douay qu'il met à sa disposition la brigade de cavalerie Bonnemain, que le Ier corps se porte sur Terron et que le Ve corps est envoyé à Buzancy. Il l'invite à collecter le maximum d'informations sur la situation de l'ennemi. Les informations transmises durant la nuit sont confirmées, l'armée de Châlons n'a plus sa liberté d'action. Les décisions du commandant en chef sont désormais dictées par les évènements dépendants des plans opérationnels de l'ennemi qui détient la maîtrise du temps et de l'espace. C'est ce dernier qui décide où et quand aura lieu la bataille.

Marche de l'armée allemande

Le 26 août au matin, les deux armées allemandes commencent leur conversion. Celle de la Meuse porte le XIIe corps sur Varennes, la Garde sur Dombasle et le IVe corps à Fleury.

La IIIe armée atteint les positions suivantes :

  • IIe corps bavarois à Triaucourt,
  • Ier corps bavarois à Erize-la-Petite,
  • Ve corps prussien à Charmont,
  • XIe corps à Vavray,
  • division wurtembergeoise à Revigny,
  • VIe corps à Thiéblemont.

    Helmut von Moltke

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Toutes les divisions de cavalerie sont mises à contribution pour reconnaître le terrain vers le nord et vers l'ouest. Un point précis est effectué sur les positions françaises autour de Vouziers et est immédiatement transmis à von Moltke. L'armée de Châlons se trouve suffisamment loin de la Meuse pour laisser espérer aux Allemands d'atteindre les points de passage avant elle.
Dans la soirée, l'armée de la Meuse reçoit l'ordre de continuer le mouvement vers Damvillers puis d'occuper les ponts de Stenay et de Dun et de pousser sa cavalerie sur le flanc droit de l'armée française.
La IIIe armée suit l'armée de la Meuse avec les Bavarois et marche sur Sainte-Menehould avec les autres corps. Deux autres corps en provenance de Metz sont également dépêchés sur Damvillers.

Informé que deux masses allemandes s'avançent l'une par l'Aisne, l'autre par l'Aire, et suite à sa discussion avec l'Empereur, Mac-Mahon annule l'opération vers Metz et ordonne la retraite vers l'ouest.
Un engagement entre plusieurs régiments de cavalerie du côté de Buzancy confirme que l'ennemi est proche.

Le 27 au soir, les Allemands contrôlent tous les passages de la Meuse de Stenay à Verdun. La cavalerie se trouve sur le flanc droit de l'armée française. De plus, l'armée de Châlons qui s'avançait vers la Meuse par Buzancy et par Beaumont marque un temps d'arrêt pour une raison que l'ennemi ne s'explique pas. Von Moltke envoie cinq corps de première ligne entre Grandpré et Nouart qui devront se regrouper pour le 29.

Journée du 28 août

La retraite vient juste de commencer et l'armée de s'échapper du piège tendu par Von Moltke qu'une dépêche du ministère de la guerre stoppe le mouvement et impose au maréchal de reprendre la marche vers Montmédy. Le ministère de la guerre ne sait pas que les Allemands sont déjà sur la Meuse et que la route de Metz est bloquée. De Palikao pense que l'armée de Châlons a encore de 36 à 48 heures d'avance sur l'ennemi. Mac-Mahon interrompt tous les mouvements vers Mézières et ordonne à ses corps de se porter sans délai :

  • Ier corps sur Le Chesne,
  • Ve corps sur Beauclair,
  • VIIe corps sur Nouart,
  • XIIe corps sur la Besace,
  • division Bonnemain sur les Grandes-Armoises,
  • division Margueritte sur Mouzon.

Dans la soirée, le VIIe corps n'a pu se porter au-delà de Boult-aux-Bois et le Ve corps au-delà de Belval Bois-des-Dames. Les autres unités ont pu rejoindre leur destination.

Combat de Nouart

En apprenant que les têtes de colonnes allemandes se montrent déjà sur la route Buzancy-Stenay et que cette dernière est occupée, le maréchal décide de passer la Meuse à Mouzon et à Remilly pour se porter à Carignan. Son objectif est toujours Montmédy.
Le 28 au soir, il prescrit au Ier corps de se porter sur Raucourt, au Ve sur Beaumont, au VIIe sur la Besace et au XIIe sur Mouzon où se trouve déjà la division Margueritte.
Le lendemain matin, les unités s'ébrouent. Les Ier et XIIe corps plus la division Bonnemain atteignent leur objectif sans trop de problèmes. Le VIIe corps est harcelé pendant sa marche par des éléments de cavalerie ennemie qui retardent sa progression. Il bivouaque à Oches le 29 au soir.
Le Ve corps qui n'a pas reçu les ordres du maréchal pour la journée du 29 se conforme aux ordres reçus précédemment et marche sur Beauclair et Beaufort.
Juste après avoir quitté Bois-des-Dames, la division Lespart est soumise à une canonnade provenant des hauteurs de Nouart. C'est la 48e brigade saxonne qui entame le combat. Conformément aux ordres reçus, elle ne s'engage pas à fond. Le combat se limite à une opération de harcèlement qui s'éteint dans l'après-midi. De Failly espérait pourvoir se reposer sur le plateau de Bois-des-Dames, mais l'ordre du maréchal lui arrive le pressant de rejoindre Beaumont.
Le Ve corps atteint le village dans la nuit, les hommes sont dans un état de fatigue et de démoralisation extrême. La brigade de Maussion qui assure l'arrière-garde et qui repousse plusieurs tentatives ennemies ne rejoint le corps que le lendemain.
Au moment où le corps de Failly arrive à Beaumont, l'armée de la Meuse occupe les positions suivantes :

  • XIIe corps à Nouart et Tailly,
  • Garde à Buzancy et Bar,
  • IVe corps à Rémonville,
  • 12e division de cavalerie aux Tuileries (hameau de Tailly).

La IIIe armée allemande se trouve au sud de Vouziers.

Bataille de Beaumont-en-Argonne
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Bataille de Beaumont

Le 12e corps et la division Margueritte franchissent la Meuse à Mouzon, le 29 au soir, et prennent position sur la rive droite. Le Ier corps lève son camp de Raucourt le matin du 30 et se dirige vers Remilly où il est censé traverser la Meuse. Vers 10 heures, pendant le mouvement, une canonnade en provenance de Mouzon se fait entendre. Les divisions Wolff et L'Héritier se dirigent sur Douzy et les divisions Pellé et de Lartigues vers Tétaigne.
Les Ve et VIIe corps se trouvent encore sur la rive gauche séparés du reste de l'armée par une large rivière.

Le VIIe corps s'est engagé sur la route de Stonne très tôt le matin, mais des problèmes d'encombrement l'ont mis en retard. Le maréchal somme le général Douay de passer la Meuse ce jour.

Dans la nuit du 29 au 30 août, le Ve corps arrive à Beaumont et s'établit sur ses positions sans analyse préalable du terrain. La troupe se trouve dans un état de fatigue tel que la préoccupation des hommes est de se reposer.
Quelques hypothétiques grand-gardes sont établies, mais, trop près du camp, elles ne peuvent surveiller les débouchés importants. Les chevaux sont affamés et épuisés. L'arrière-garde arrive au camp vers cinq heures du matin.
Mac-Mahon arrive à Beaumont et ordonne à de Failly de traverser la Meuse au plus vite. De Failly lui répond que ses hommes sont exténués et qu'il attend un convoi de vivres laissé au Chesne le 27.
Après un peu de repos et la distribution de vivres, il s'engage à marcher sur Mouzon.

Les grand-gardes et la cavalerie n'ayant pas signalé de présence ennemie dans les environs et pour cause, les hommes restent sur place, mangent et nettoient leurs armes. Beaumont étant situé au fond d'une cuvette le Ve corps se trouve dans une position très délicate.

Vers midi et demi, les premiers coups de canon se font entendre depuis la forêt de Dieulet. Les projectiles s'abattent au milieu du camp semant la panique dans les unités. Après la surprise, les troupes françaises se ressaisissent et se mettent en position de combat.

   Général Margueritte

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Les avant-gardes prussiennes débouchant de l'orée de la forêt sont décimées ; les batteries avancées perdent plusieurs servants. Quelques pièces d'artillerie de la division Goze sont attelées et transportées sur les hauteurs au nord-ouest de Beaumont. Elles font feu sur les lisières du bois. Les lignes d'infanterie maintenant reconstituées se lancent à l'attaque de la ferme Petite-Forêt où se trouvent les chasseurs prussiens qui sont obligés d'appeler du renfort.
À ce moment, les batteries de l'artillerie du IVe corps allemand et les têtes de colonnes de la 7e division s'engagent sur le front de la 8e division. Cet apport en hommes et en canons change la physionomie de la bataille. Les pertes françaises sont énormes ; plusieurs officiers supérieurs sont tués. Les renforts allemands ne cessent d'arriver ; les Saxons et le Ier corps bavarois entrent en ligne. Les hauteurs de Petite Forêt sont garnies de canons.

De Failly rejoint la brigade Maussion sur le plateau de la Harnoterie où cinq batteries tire énergiquement sur l'ennemi. De là il aperçoit de profondes colonnes qui s'avancent sur les ailes du IVe corps et décide de replier ses premières lignes. Ce mouvement de recul déclenche une offensive générale allemande. Les 7e et 8e divisions prussiennes, les Saxons qui débouchent de Stenay et tous les hommes qui se trouvent à proximité du champ de bataille s'engagent dans les combats.
L'artillerie allemande redouble de violence créant une panique générale dans les rangs français. La retraite se transforme en déroute qui génère un désordre inextricable dans le camp. Soldats et civils se ruent dans les axes du bourg au milieu de cris de terreur. Tout ce qui est abandonné dans le camp (tentes, bagages, vivres, munitions, canons et mitrailleuses) est récupéré par l'ennemi, y compris les blessés intransportables. Les pertes sont très élevées des deux côtés, mais la victoire est allemande.

À 14 heures, l'ennemi est maître du village et du camp. Les troupes en retraite harcelées sans répit cherchent des positions défensives au nord de Beaumont pour couvrir le repli. La bataille semble se calmer, mais l'entrée en ligne du XIIe corps saxon et du Ier corps bavarois relance les hostilités. La 23e division saxonne se porte sur Létanne et la 2e division bavaroise sur la ferme Thibaudine.
Le Ve corps français est maintenant attaqué de front et de flanc. Arrivée près de la ferme,la 2e division bavaroise tombe sur la division Conseil-Dumesnil du VIIe corps français qui progresse vers Mouzon par Yoncq. À hauteur de Yoncq une ligne de bataille se forme et arrête par ses feux les Bavarois.

Suite des combats au nord de Beaumont

Protégées par les batteries d'artillerie qui tapissent les hauteurs sud de Beaumont, la 2e division bavaroise se porte sur la ferme de la Hanoterie tandis que la 1re division bavaroise marche sur Saummauthe.
Le IVe corps gravit les pentes des hauteurs nord tandis que le XIIe corps saxon débouche de Létanne. Le débordement de l'aile droite du Ve corps est envisagé par le prince de Saxe pour lui barrer le passage de la Meuse, mais la présence de masses importantes de troupes (XIIe corps français) le contraint à la prudence. Il envoie des reconnaissances pour voir ce qu'il est possible de tenter.

Au centre, le IVe corps prussien poursuit son attaque que les Français malgré une défense héroïque ne peuvent pas repousser. De Failly refuse d'engager le combat et fait reprendre la retraite sur Mouzon en laissant un régiment en couverture. Le général Lebrun dont le corps d'armée avait traversé la Meuse la veille se porte au secours de de Failly avec la division Grandchamps et toute la cavalerie de Salignac-Fénelon. L'infanterie se positionne au sud de Mouzon. La division Lacretelle se poste sur la lisière ouest du bois des Flaviers et de l'Alma avec deux batteries et ouvre le feu sur la 13e brigade prussienne en marche entre la Meuse et la route de Mouzon. L'arrivée de ce renfort inattendu procure un peu de répit au Ve corps français.

Vers 17 heures, après un après-midi de harcèlement continuel, la résistance française s'épuise et cela n'échappe pas à l'ennemi. Saxons, Bavarois et Prussiens relancent leur action et, malgré l'exiguïté du terrain, réussissent à conquérir quelques positions stratégiques comme la cote 295 à l'ouest de Mouzon sur laquelle 5 batteries sont aussitôt installées.
Puis c'est au tour du mont de Brune à subir les assauts de la 13e brigade prussienne. Défendu par la brigade Villeneuve il est soumis aux tirs provenant de la cote 295. Assaillis de toutes parts, les défenseurs refluent en désordre sur la voie romaine en abandonnant canons et mitrailleuses.

Constatant la situation désespérée du Ve corps, le général Lebrun fait passer sur la rive gauche de la Meuse la brigade Cambriels et la lance à la rencontre des masses prussiennes. Dans le même temps, le 5e cuirs lance ses cavaliers sur la gauche de l'ennemi dans une charge héroïque mais vaine qui lui coûte une centaine d'hommes hors de combat.


Attaque de Mouzon et fin de la bataille

Les débris du Ve corps se précipitent maintenant vers le pont de Mouzon, couvert par la brigade de Villeneuve. Le reste de la 8e division prussienne atteint le mont de Brune et déferle dans la vallée de l'Yoncq.

Artillerie à Mouzon
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Vers 18 heures, toute l'infanterie de l'aile gauche allemande appuyée par 15 batteries d'artillerie déferle sur Mouzon. Les bataillons français acculés à la Meuse sans possibilité de la franchir se défendent avec l'énergie du désespoir. Les troupes prussiennes en marche sur la voie romaine abordent le faubourg de Mouzon où s'agglomère une masse confuse de fantassins, de cavaliers et d'artilleurs sur lesquels s'abattent les obus allemands. La route est encombrée de chevaux éventrés, de pièces sans attelage et de cadavres qui s'entassent. Sur la rive droite, Mac-Mahon en personne fait mettre en batterie ce qui reste de l'artillerie de réserve pour permettre l'écoulement de cette masse humaine.

Vers 19 heures, la bataille se termine par un constat de désastre. Le Ve corps est complètement désorganisé et le VIIe fortement ébranlé. L'armée de Châlons s'éparpille sur les deux rives du fleuve qu'elle n'a pu mettre assez tôt entre elle et l'ennemi. Le maréchal Mac-Mahon conduit son armée vers la place de Sedan d'où il souhaite rassembler ses troupes avant la retraite sur Paris.

La bataille de Beaumont se solde pour les Français par : 1800 tués ou blessés, 1000 disparus et 2000 prisonniers auxquels il faut ajouter une quantité très importante de matériel et pour les Allemands : 3529 hommes hors de combat dont 847 tués.

Sources :

  • wikipedia.org
  • wikimedia commons
  • Gallica BNF
  • l'Est Républicain

Date de création : 14/10/2020 14:31
Catégorie : - Guerre de 1870
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