En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés.
Mentions légales.
 
 
Vous êtes ici :   Accueil » Mouvements nationalistes
maison histoire.png

Texte à méditer :   A nous le souvenir, à eux l'Immortalité.   Souvenir Français du canton de Dun-sur-Meuse
    Imprimer la page...

Mouvements nationalistes

Naissance des mouvements nationalistes algériens

En construction

Mouvement national

Ce mouvement naît au début du XXe siècle et va conduire à la guerre d'indépendance. Il comprend deux lignes politiques :

  • Les réformistes menés par le mouvement "Les Jeunes Algériens" constitué essentiellement de notables et d'intellectuels musulmans.
  • Les indépendantistes englobent successivement l'ENA, le PPA, le MTLD. Massali Hadj s'impose rapidement comme le leader de ces mouvements indépendantistes.

Messali Hadj ; wikimedia common
Messali_Hadj.jpg

L'association des Oulémas musulmans algériens est une association religieuse réformiste qui milite pour le retour aux préceptes religieux du XIVe siècle avec l'islam comme religion, l'arabe comme langue nationale et l'Algérie indépendante comme pays. Ben Badis devient rapidement l'homme fort du mouvement.

Ben Badis ; socialgerie.net
ben badis.jpg

Le parti communiste algérien (PCA) entre timidement dans le camp des nationalistes par le biais des couches populaires surtout après la crise qui secoue le MTLD avec lequel il est en concurrence.

En 1943, Ferhat Abbas rédige le manifeste du peuple algérien dans lequel il abandonne ses revendications d'assimilation. Ce manifeste est approuvé par le PPA et les Oulémas dont il reprend les revendications.
Le rejet du manifeste par les Français provoque en 1944 la création de l'association des Amis du Manifeste et de la Liberté (AML).

Ferhat Abbas ; wikimedia common
Ferhat_Abbas.jpg

En signe d'ouverture, le 7 mars 1944, le gouvernement provisoire d'Alger octroie la citoyenneté française à 70 000 musulmans (l'Algérie compte à cette date près de 8 millions de musulmans pour moins d'un million de citoyens d'origine européenne ou descendant de Juifs séfarades naturalisés par le décret Crémieux).
Ce geste est jugé très insuffisant par Messali Hadj et par Ferhat Abbas. Ils projettent de déclarer l'indépendance au cours d'un congrès clandestin et choisissent la fête de la victoire pour brandir le drapeau de l'Algérie indépendante.

En avril 1945, les autorités françaises arrêtent Messali et plusieurs chefs du PPA. Les manifestations nationalistes sont réprimées à Oran et à Alger le 1er mai 1945, puis les émeutes du 8 mai 1945 à Sétif et à Guelma dégénèrent en massacres.

En 1946 Ferhat Abbas fonde L'Union Démocratique du Manifeste Algérien (UDMA) qui milite pour la création d'un état associé à la France.

Les revendications des indépendantistes algériens sont à peu près unanimement condamnées par la classe politique française, de l'extrême droite à l'extrême gauche. Les uns y voient la main de Moscou, les autres celle des nazis ! Tous demeurent déterminés à maintenir la colonie au sein de la République.

La IVe République consent tout de même en 1947 à accorder un statut plus décent à l'Algérie qui devient « un groupe de départements dotés de la personnalité civile, de l'autonomie financière et d'une organisation particulière ». Mais, cédant aux injonctions des grands propriétaires pieds-noirs, le gouvernement français institue une assemblée algérienne avec un double collège qui reproduit la division de la société :

  • le premier collège représente les 950 000 Français du pays et quelque 45 000 musulmans
  • le second, de même poids politique, représente les 8,5 millions d'autres musulmans, dont le taux de natalité très élevé conduit à penser qu'ils occuperont une place de plus en plus grande dans leur pays.

Comme si ces distorsions ne suffisaient pas, le travail de l'assemblée algérienne est compromis dès le départ par le trucage du scrutin. Autant d'injustices flagrantes qui portent en germe le conflit futur.

En 1954, l'UDMA traverse une grave crise, ses militants ne reconnaissent plus les positions de la direction.

Naissance du Front de Libération Nationale (FLN)

Au cours des années 1940, tous les courants du mouvement national tendent vers un objectif indépendantiste. Les partisans de la lutte armée créent en 1947 une organisation paramilitaire clandestine : l'Organisation Secrète (OS). Cette organisation ne réussit toutefois pas à déclencher une insurrection. Elle est démantelée par les autorités françaises en 1950 et ses membres ainsi que ceux du MTLD sont soumis à une terrible répression.

L'action du Mouvement national mène à une impasse politique et pour sortir de cette crise, certains activistes dirigés par Mohamed Boudiaf et certains membres du parti créent le Comité Révolutionnaire d'Unité et d'Action (CRUA).
En juin 1954, les activistes rompent avec le comité et désignent à partir du groupe des 22 du CRUA le comité des 6 qui deviendra par la suite comité des 9 avec ses trois représentants au Caire.
Ils créent un nouveau mouvement le 23 octobre 1954, annoncent dans la proclamation du 31 octobre 1954 la création du Front de Libération Nationale (FLN) et déclenchent le 1er novembre 1954 la guerre de libération nationale (Toussaint rouge). L'Armée de Libération Nationale (ALN) créée précédemment par le CRUA deviendra le bras armé du FLN.

 

Comité des 6 du FLN ; wikipedia.org
Six_chefs_FLN_-_1954.jpg

Le comité des 6 comprend de gauche à droite :
Debout ; Rabah Bitat, Mostefa Ben Boulaïd, Didouche Mourad et Mohamed Boudiaf
Assis ; Krim Belcacem et Larbi Ben M'hidi.

 

L'objectif du FLN est l'instauration d'un état algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques. Il reprend ainsi les principales revendications du mouvement national : les principes islamiques des Oulémas, ceux démocratiques de l'UDMA, ceux sociaux du PCA et ceux indépendantistes du PPA-MTLD.

Les partisans de Messali constituent de leur côté le Mouvement National Algérien (MNA) rival du FLN et opposé à l'insurrection armée du 1er novembre 1954. Le bras armé du MNA est l'Armée Nationale du Peuple Algériens (ANPA).
Plusieurs organisations sociales sont placées sous le contrôle du FLN qui prend progressivement le contrôle de la population algérienne en France y compris les étudiants et les intellectuels.

Avec le congrès de la Soummam organisé par Abane Ramdane en 1956, le FLN se construit une structure politique et donne un statut militaire à l'ALN.
En 1958, le FLN forme un gouvernement provisoire, le GPRA qui sera chargé des négociations avec la France lesquelles déboucheront sur les accords d'Evian le 18 mars 1962.

Au moment de l'indépendance, le FLN bien structuré prend le pouvoir, et s'en assure l'exclusivité en instaurant un système de parti unique.

Ahmed Ben Bella ; wikimedia common
BenBella.jpg


Après de nombreuses purges au sein du parti à la suite de rivalités internes, Ahmed Ben Bella soutenu par la puissante armée des frontières prend la tête du parti et de l'état après la dissolution du GPRA.
Il sera renversé par Houari Boumédiène en 1965.

Houari Boumédienne ; wikimedia common
Houari_Boumediene.jpg

Sources :

  • Wikipedia.org
  • Wikimedia common
  • Herodote.net
  • Persée.fr
  • Ecpad

Mots-clés associés

Date de création : 25/11/2019 10:21
Catégorie : - Guerre d'Algérie-Guerre d'Algérie
Page lue 402 fois

Réactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !