En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés.
Mentions légales.
 
 
Vous êtes ici :   Accueil » Souttre et Drouet à Brieulles
maison histoire.png

Texte à méditer :   A nous le souvenir, à eux l'Immortalité.   Souvenir Français du canton de Dun-sur-Meuse
    Imprimer la page...

Souttre et Drouet à Brieulles

A NOUS LE SOUVENIR

                A EUX L’IMMORTALITE

soldat.jpgsfmeuse.jpg


CEREMONIE  DU  SOUVENIR  FRANCAIS

Le  16  mai  2009 au cimetière civil de BRIEULLES sur Meuse

 

 1_brieulles_souttre_drouet_16_05_2009.jpg

CEREMONIE  DES  HONNEURS  APRES  RESTAURATION  DES  TOMBES  DE

DROUET Charles  et  SOUTTRE  Albert

MORTS AU  CHAMP  D’HONNEUR  LORS  DE  LA  GRANDE  GUERRE.

 

SOUVENIR FRANÇAIS   canton de Dun sur Meuse - 5, rue de fontaines - 55110 Milly sur Bradon

Tél .03 29 80 97 31 Port.06 37 21 32 22  email marie_jean@orange.fr


 ***************


HOMMAGE A DEUX SOLDATS DE 14-18

 

CEREMONIE  ORCHESTREE PAR LE COMITE DU SOUVENIR FRANÇAIS DE DUN

sur MEUSE  sur fond de musiques militaires et hymnes national et européen.

 

 12_brieulles_souttre_drouet_16_05_2009.jpg


En présence de:

Monsieur COURTAUX, Conseiller Général et Président de la Codecom du Val Dunois.

Monsieur le Colonel BROISAT, Délégué Général Départemental du Souvenir Français.

Monsieur le lieutenant Colonel DENONCIN, Délégué Général adjoint du Souvenir Français.

Monsieur MARIE, Président Cantonal du Souvenir Français.

Monsieur JACQUET, Président des Anciens Combattants.

Mesdames et Messieurs les élus.

Messieurs les porte-drapeaux et figurant en tenue de 14-18

Les habitants et enfants du village ainsi que nos invités.

 

***************

Remerciements de Monsieur AUTRET Henri, Maire de Brieulles sur Meuse

Mr COURTAUX Conseiller Général et Président de la Codecom du Val Dunois

Mr le Colonel BROISAT Délégué Général Départemental du Souvenir Français

Mes collègues Maires des Communes voisines

Les Conseillers Municipaux et les habitants de Brieulles

Les porte-drapeaux et figurants

 

3_brieulles_souttre_drouet_16_05_2009.jpg

13_brieulles_souttre_drouet_16_05_2009.jpg

 

Vous ne le savez peut être pas, Brieulles à terriblement souffert lors de la Grande Guerre, 38 enfants du village ont donné  leur vie pour la Patrie et notre liberté, Brieulles compte aussi 78 victimes civiles décédées en déportation.

 Et c’est pour ces raisons que je remercie aussi Monsieur MARIE, Président du Souvenir Français du canton de Dun sur Meuse, de sortie de l’anonymat deux de nos poilus dont les tombes étaient abandonnées.

 C’est là un des rôles du Souvenir Français.

 Ne pas les oublier….

Merci.

***************

Remerciements de Monsieur MARIE, Président Cantonal du Souvenir Français, au discours de Monsieur le Maire de Brieulles, pour la participation financière de la commune à la restauration des sépultures de deux enfants du village, Morts pour la France, « car il est bon de constater Monsieur le Maire que le devoir de mémoire n’est pas un vain mot dans votre Commune ».

Remerciements aux personnes présentes et à Monsieur Guy DENONCIN pour la participation de sa famille à la restauration de la sépulture de SOUTTRE Albert (Grand-père).

 

14_brieulles_souttre_drouet_16_05_2009.jpg

Monsieur JACQUET Jean-Pierre, Président des Anciens Combattants du Val Dunois

 

 

Monsieur MARIE Médéric porte-drapeau du

Souvenir Français du canton de Dun sur Meuse

Un Ancien Combattant, porte-drapeau

 

15_brieulles_souttre_drouet_16_05_2009.jpg

LES  HONNEURS

 

***************

Discours de Monsieur MARIE Jean Président Cantonal du Souvenir Français

Plus le temps passe, plus le souvenir risque de s'estomper : « On nous oubliera, le temps inexorable fera son œuvre, les soldats mourront une seconde fois » à écrit Roland DORGELES.

Il ne doit pas en être ainsi, le Souvenir Français se devra d'être gardien de leur mémoire, et devra tout autant être le garant de la transmission des valeurs léguées par ceux dont les noms sont inscrits sur les monuments de nos villes et de nos villages.

« Mère, tel que nous sommes, nous voici pour te servir » à écrit le Général de Gaulle, « aussi, lorsque le soldat tombé sur cette terre de France ou à l'étranger pour l'honneur du drapeau et de la liberté demandera « qu'as-tu fait de ma mort ?».

Avec le Souvenir Français, il sera alors possible de répondre : « j'ai entretenu ta tombe comme celle de tes frères connus ou inconnus, français, indochinois, ou africains morts pour la France et le monument sur lequel ton nom est gravé, mais aussi et surtout, je me suis efforcé de transmettre l'héritage des valeurs que tu m'avais légué, don de soi pour défendre le droit, et sauver les droit de l'homme, volonté de servir en toutes circonstances les valeurs de la République marquées dans sa devise nationale : Liberté Egalité Fraternité ».

Le souvenir de ceux qui sont morts ou sont rentrés, marqués à jamais doit être rappelé avec force, c'est notre mission, en entretenant leurs tombes, en participant à la conservation des monuments élevés à leurs gloire, nous maintenons les signes concrets de leur action exemplaire, qui permettent de rappeler aux générations actuelles, aux jeunes en particulier que les valeurs de liberté et de respect de la personne humaine qu'ils ont défendues doivent continuer à l'être, car elles ne sont jamais définitivement acquises.

 

 

 6_brieulles_souttre_drouet_16_05_2009.jpg

 A NOUS LE SOUVENIR A EUX L'IMMORTALITE

 

***************


Discours de Monsieur le Colonel BROISAT, Délégué Général Départemental du Souvenir Français, sur le rôle et les missions du Souvenir Français

 

 

 8_brieulles_souttre_drouet_16_05_2009.jpg

 

 

16_brieulles_souttre_drouet_16_05_2009.jpg

17_brieulles_souttre_drouet_16_05_2009.jpg

 

 

***************


Discours de Monsieur COURTAUX,  Conseiller Général et Président de la Codecom du Val Dunois, sur la Guerre et ses horreurs, les vertus de la Paix et le rôle de chacun pour la préserver, le devoir de mémoire  et  l’engagement de la jeunesse.

 

18_brieulles_souttre_drouet_16_05_2009.jpg

 

 

 

20_brieulles_souttre_drouet_16_05_2009.jpg 19_brieulles_souttre_drouet_16_05_2009.jpg

 

    ***************

   

Historique  de DROUET Charles  par Monsieur MARTINET Louis, secrétaire du Comité du Souvenir Français

 

10_brieulles_souttre_drouet_16_05_2009.jpg

 

18ème BATAILLON DE CHASSEURS A PIED   

31 juillet 1914, à 4 heures du matin l’alerte à la guerre sonne à Longuyon.

7h30, le 18ème prend la direction de Arrancy-Spincourt, « ce sera dur, mais la guerre sera courte, tout le monde en est persuadé ».

8 août, l’ennemi attaque et le 18ème après avoir contenu celle-ci, gagne Mangiennes.

10 août, combats de Mangiennes et Pillon.
 

18 AU 22 août 1914 OFFENSIVE DE BELGIQUE

1er choc à Bellefontaine, première victoire chèrement payée, sur tous les autres points, nos troupes se replient (Bataille de Charleroi).

Retraite de Belgique du 23 août au 4 septembre

A partir du 23 août commence le grand mouvement de repli qui doit conduire à la Marne, le bataillon franchit la Meuse à Stenay (son ancienne garnison), et livre  combat les 27, 28 et 31 pour arriver sur la Sault le 5 septembre, c’est la bataille de la Marne.

BATAILLE DE LA MARNE ET RETRAITE ALLEMANDE 5 septembre au 18 septembre

6 septembre 1914, général JOFFRE

 

«Au moment ou s'engage une bataille dont dépend le salut du pays, il importe de rappeler à tous que le moment n'est plus de regarder an arrière; tous les efforts doivent être employés à attaquer et refouler l'ennemi. Une troupe qui ne peu plus avancer devra coute que coute garder le terrain conquis et se faire tuer sur place plutot que de reculer. Dans les circonstances actuelles, aucune défaillance ne peut être tolérée"
 

Le 18ème bataillon prend une part glorieuse à la bataille de Marne, beaucoup des siens sont restés sur le champ de bataille, qui demeure de l’avis de tous, l’un des plus impressionnants de la guerre «  plus d’un tiers des unités qui ont combattu est hors de combat ».

 

 

 

ARGONNE septembre 1914  février 1915

C’est le triomphe de la guerre des mines et du combat à la grenade, des explosions, des fusillades interminables, et des hourras des troupes d’assaut.

Le 18ème, à l’occasion de se signaler par des actions d’éclat, La Chalade, La Fille Morte, Le Four de Paris, Fontaine Madame …. .

Le 1er janvier 1915, à La Grange Aux Bois, a lieu le premier appel des morts du 18ème pour rendre un dernier hommage à ceux qui ont donné leur vie pour le pays.

 CHAMPAGNE  mars 1915

Le bataillon ce met en marche vers le champ de bataille, le 1er mars, le canon gronde et le soir à 22 heures, il est à Menil Les Hurlus, mitrailleuses et canons dirigent leur feu sur elle, en trois minutes, la moitié de l’effectif est détruit.

A partir du 4 mars, des attaques partielles sont entreprises, l’ennemi ne ménage pas ses obus, attaque de la tranchée franco-boche au prix de pertes sévères, et reste épaule contre épaule avec l’adversaire, une opération affermit notre position, par la capture de la 5ème compagnie du 4ème régiment de la garde allemande, ses journées son très dures, et parmi les morts nous trouvons DROUET  Charles, sergent au 18ème bataillon de chasseurs à pied, tué à l’ennemi le 5 mars 1915 à Mesnil les Hurlus (Marne).

Très éprouvé pour être jeté à nouveau dans la bataille, le bataillon sera ramené le 12 mars entre Somme Tourbe  et Somme Suippe pour recevoir des renforts et reprendre les combats.

 

***************  

Historique  de  SOUTTRE Albert par Monsieur AUTRET Jean-Louis, vice Président du Comité du Souvenir Français

 

 

11_brieulles_souttre_drouet_16_05_2009.jpg

 

147e REGIMENT D'INFANTERIE

Le 31 juillet 1914,  le 147e Régiment d'Infanterie fait partie du 2e corps d'armée, 4e division, 7e brigade,

Le 1er août, le régiment, sous le commandement du Colonel REMOND, se rend à Marville.

Le 4 août, le 2e échelon représentant les réservistes vient le rejoindre, le 147ème R.I est ainsi constitué à son effectif de guerre.


BELGIQUE 1914.

Le 10 août, le 147e, couvre le débouché de la 9e division de cavalerie qui se porte dans la direction de Longuyon. Celle-ci engage un combat avec l'infanterie ennemie mais est contrainte de se replier sur Charleville, protégée par le 147e.

 

Jusqu'au 18 août, le 147e reste sur les positions qu'il a organisées, faisant bonne garde. Des reconnaissances mettent en fuite des cavaliers ennemis et font des prisonniers.

 

Ces premières escarmouches ne font qu'exciter l'ardeur combative de la troupe, aussi, est-ce avec une confiance absolue que tous voient s'approcher le jour où leur sera donné le baptême du feu.

C'est le 22 août 1914, à Lahage, Melx-devant-Virton et Bellefontaine que le régiment le reçoit.

Le premier choc a lieu, mais ce n'est pas celui que l'on rêvait, homme contre homme, poitrine contre poitrine, et les tentatives d'assauts à la baïonnette sont maintes fois arrêtées par les puissantes rafales des mitrailleuses ennemies.

Chacun fait son devoir, les blessés veulent accomplir le leur jusqu'au bout et s'accrochent au terrain. L'ennemi ne peut progresser et, sous nos attaques répétées, abandonne le village de Bellefontaine.
 

LA RETRAITE


Le succès n'est malheureusement pas général, il faut reculer : 5 jours durant, le 147e marche de position en position ; peu ou pas de sommeil, chacun est exténué, mais pas une plainte n'est perçue.

Le ravitaillement se fait attendre et c'est en souriant, que, tout en marchant, l'on arrache une carotte, un oignon, pour tromper une faim rendue plus vive par la longueur des étapes.


Le 28 août, le régiment combat devant le village de Yonck. Là encore, les plus beaux élans sont arrêtés net par des tirs intenses de mitrailleuses, par une artillerie supérieure à la nôtre quant au nombre et au calibre.

C'est en vain que tous font preuve de l'énergie la plus farouche ; et si le succès obtenu est local, il n'en est pas moins à l'honneur du régiment.

Il faut reculer encore : du 29 août au 6 septembre le régiment bat en retraite dans la direction de Ste-Ménéhould, puis de Biesme.

Journées épuisantes, les hommes sont harassés, souffrent de la soif, mais supportent stoïquement leur fatigue.

Le 147e occupe la région de Favresse et Thieblemont. Des tranchées sont creusées à la hâte, car l'ennemi est proche.

LA MARNE - septembre 1914

C'est devant Thieblemont et Favresse que se déroulent les fluctuations de la lutte engagée. Prise et perte de Favresse, reprise de ce village.

Comme les jours précédents, c'est pour tous le mépris de la mort. On se bat et l'on tient jusqu'à ce que l'ennemi soit contraint à évacuer les positions.

Dans la nuit du 11 au 12, les Allemands battent en retraite. La poursuite est âpre, mais on ne sent pas la fatigue.

 Dès le 15 septembre


Le combat reprend de plus belle, en entrant dans l'Argonne, dans la région de Vienne le Château. Cette région boisée, avec ses ravins profonds et encaissés, rend la marche difficile et la surprise possible.

Néanmoins le 147e déjoue les ruses de l'ennemi, repousse ses furieux assauts et conserve sur lui un certain avantage. Des tranchées sont établies de part et d'autre.


Les quelques jours qui s'écoulent du 15 au 18, pendant lesquels se déterminent les positions allemandes et françaises, ne seront que le prélude de la lutte de tous les instants que le régiment va avoir à soutenir.

 Après trois journées pendant lesquelles, malgré une pluie pénétrante, sans abri, sans feu, chaque soldat fait preuve d'une énergie et d'une vigueur incomparable, les tranchées se creusent et quoique pleines d'eau, elles seront occupées et bien défendues.

Les attaques alors succèdent aux attaques, la lutte revêt une âpreté peut-être unique au cours de la campagne. Les chefs font appel à l'énergie, à l'esprit de sacrifice des troupes. Celles-ci magnifiques d'endurance, répondent à cet appel par de multiples traits de bravoure.

Dans des tranchées informes, à quelques pas de l'ennemi, sous la menace perpétuelle des bombes de gros calibre et de mines continuellement prêtes à. jouer, vivant dans de véritables ruisseaux de boue, n'ayant pour répondre que des moyens de fortune, tous fournissent un effort croissant et étonnent l'Allemand par leur opiniâtreté.

Le  15  septembre 1914, SOUTTRE Albert, adjudant au 147ème régiment d’infanterie, trouve la mort au combat à  La Gruerie, prés de Vienne le Château dans la Marne , et repose à ce jour dans le cimetière Communal de Brieulles sur Meuse.

 

21_brieulles_souttre_drouet_16_05_2009.jpg 22_brieulles_souttre_drouet_16_05_2009.jpg

 

23_brieulles_souttre_drouet_16_05_2009.jpg 24_brieulles_souttre_drouet_16_05_2009.jpg

Les enfants de BRIEULLES et Jean-louis AUTRET déposent une rose sur la tombe de SOUTTRE Albert
  

***************

 Les deux tombes avant et après restauration

28_brieulles_souttre_drouet_16_05_2009.jpg 29_brieulles_souttre_drouet_16_05_2009.jpg 

 La tombe de SOUTTRE Albert avant et après restauration

 

26_brieulles_souttre_drouet_16_05_2009.jpg 27_brieulles_souttre_drouet_16_05_2009.jpg 

 

La tombe de DROUET  Charles avant et après restauration


 

***************

 

Article Est Républicain
 

25_brieulles_souttre_drouet_16_05_2009.jpg

 
 

*******fin de la cérémonie********




 

 


Date de création : 22/03/2010 06:20
Dernière modification : 04/06/2010 07:20
Catégorie : - Cérémonies 2009
Page lue 2901 fois

Réactions à cet article

Réaction n°1 

par marfer le 25/11/2011 22:58
je trouve tres bien que l'on s'interesse  au tombes de nos soldat mort pour nous
il n'est pas trop tard pour bien faire
merci au benevols