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Texte à méditer :   A nous le souvenir, à eux l'Immortalité.   Souvenir Français du canton de Dun-sur-Meuse
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Bantheville

Bantheville dans la Grande Guerre.

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Citation du village à l'ordre de l'Armée le 20/09/1920 ; croix de guerre avec palme.

Bombardé et incendié en 1914, a eu plusieurs de ses habitants inoffensifs assassinés par les Allemands. Par son héroïque sacrifice et son deuil, a droit à la reconnaissance du pays.

Le 26 août 1914, la 8e division cantonne à Bantheville et Aincreville. Le lendemain, le général RUFFEY réorganise ses positions ; la 2e ligne passe par les Grands Carrés, au nord-ouest de Bantheville.

Le 28 août, la 8e division assure la défense de la Meuse entre Wiseppe et Cléry-le-Petit. Vers midi, la ligne s’étend jusqu’à Dun-sur-Meuse.

Le 29 août, L’artillerie allemande sur la rive droite de la Meuse, ouvre un feu violent sur Montigny, Mont-devant-Sassey et Dun-sur-Meuse. La 8e division, prise en enfilade par le bombardement, bat en retraite vers Bantheville. En fin de journée, elle prend les avant-postes d’Andevanne à Aincreville en prévision d’une contre-attaque sur Villers-devant-Dun. En arrière, elle tient une ligne organisée dans la direction : bois des Grands Carrés, Bantheville, bois de Rappes.

Le 30 août, le 45e régiment d’artillerie de campagne occupe les positions à l’est de Bantheville avec les 1er et 2e groupes. Ces groupes ouvrent le feu sur l’infanterie ennemie qui a pris position sur la crête à l’est d’Aincreville. Ils sont aussitôt contrebattus par l’artillerie lourde allemande.

Le 31 août, après sa relève sur la Meuse par la 72e division, la 12e division prend position à l’est et à l’ouest des Grands Carrés

Bantheville en ruine
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Combats du bois des Rappes

Le 12 octobre 1918, la 5e division US relève la 4e à l’est de Cunel. L’intense bombardement ennemi oblige les hommes à se terrer sans leur laisser la moindre possibilité de mouvement. Le lendemain, la 3e division occupe le front de la 5e pour laisser les unités, très désorganisées, se préparer à l’offensive du 14 octobre.

Marks et Hollister tombés au bois de Forêt
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L’ennemi qui a eu vent de l’attaque, déclenche un tir de contre-batterie juste avant le début de la préparation d’artillerie. Pendant deux heures, les positions américaines subissent un sévère pilonnage qui génère des pertes importantes et déstabilise la troupe. À 8 h 30, l’assaut est lancé avec vigueur et courage. Les hommes conduisent leur action avec impétuosité comme ils le firent à Saint-Mihiel mais l’ennemi, ici, est différent, un de ceux qui ne lâchent rien et qui se battent jusqu’au bout pour défendre chaque pouce de terrain. Au moment de gravir la crête, les doughboys sont reçus par le feu nourri des armes automatiques qui tapissent la colline. Mal supportés par leurs canons, les Américains se replient. Les uns après les autres, les nids de mitrailleuses sont neutralisés mais il faut attendre la capture de Romagne par la 32e division pour avancer.

L’offensive principale devait atteindre Bantheville par la vallée de l’Andon mais l’importance des tirs depuis les bois de Pultière et des Rappes à l’est, et du bois de Chevignon et de Romagne, à l’ouest, interdit tout mouvement. Le nettoyage de ces positions fortifiées devient prioritaire avant d’envisager toute autre manœuvre. Plusieurs assauts sont lancés par la 9e brigade sur les bois de Pultière et des Rappes pour déloger un ennemi invisible. Les gains sont limités et les pertes énormes.

L’attaque sur le bois des Rappes est renouvelée le 15 octobre par les 60e et 61e d’infanterie. Le bois de Pultière est nettoyé. Le faible nombre des prisonniers prouve que l’occupant se bat jusqu’à la mort. Dans la soirée, seule la lisière du bois des Rappes est atteinte. Vers l’ouest, les mitrailleuses allemandes restent toujours très actives sur les positions ouvertes du 11e d’infanterie, à la cote 271. Avec la nuit, la troupe éparpillée peine à pénétrer à l’intérieur du bois des Rappes. Les doughboys se replient et les unités se réorganisent. La 9e brigade est relevée par le 11e d’infanterie et renvoie les 60e et 61e régiments complètement exténués, au repos. Les pertes pour ces deux régiments s’élèvent déjà à près de deux mille hommes.

Le 17 octobre, la 5e division se consacre au renforcement de son front. La liaison est établie avec la 3e division à droite et avec la 32e division à gauche. L’artillerie américaine reste très active sur le bois des Rappes et sur Bantheville alors que dans le même temps le pilonnage allemand faiblit. Pershing réorganise son armée et remplace MacMahon par le général Ely réputé pour son énergie et son initiative.

General Hanson Ely
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Le 18 octobre, une nouvelle attaque est lancée sur le bois des Rappes. Ely ordonne de mener des actions sur de petits secteurs et de tenir les positions. Les tirs en provenance du bois de Clairs Chênes (actuellement grand bois de Cléry) prennent en enfilades les doughboys qui s’enterrent à la lisière du bois des Rappes. L’ennemi a parfaitement organisé la défense des deux emplacements qui se couvrent mutuellement. Le pilonnage d’artillerie et les coups de main du 11e d’infanterie ne parviennent pas à déloger les Allemands de leurs positions fortifiées. À gauche, la 32e division réussit à occuper une partie du bois de Bantheville mais la vallée de l’Andon reste toujours très exposée. L’échec des petites attaques indirectes montre que seule une action directe parait envisageable.

Bois des Rappes
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Elle est lancée le 20 avec l’appui des batteries de la 4e division. Les positions américaines du bois des Rappes sont évacuées pendant la nuit pour la préparation d’artillerie. Pendant cinquante minutes un déluge d’obus tombe sur le bois, puis les diables rouges du 11e d’infanterie s’élancent sous couvert du barrage roulant. Au même moment, la 3e division attaque le bois de Clairs Chênes et le nettoie méthodiquement. Le capitaine Harris du 6e génie accomplit un exploit remarquable qui lui vaudra la Distinguished Service Cross. Au bois des Rappes, le 11e d’infanterie réussit à s’infiltrer partiellement mais est vite stoppé. Le bois de Clairs Chênes est envahi mais sa partie ouest reste toujours entre les mains de l’ennemi. Six jours d’attaques diversifiées n’ont pas suffi à enlever le bois des Rappes.

Une attaque-surprise est envisagée pour le lendemain. Après une très courte préparation d’artillerie, avec du 75 mm sur la première ligne et du gros calibre sur les 2e et 3e lignes, les fantassins s’élancent, couverts par des canons légers très mobiles. Les Allemands complètement surpris par la soudaineté et la rapidité de l’assaut sont submergés. La lutte reste néanmoins très vive. Les tranchées sont enlevées les unes après les autres et les nids de mitrailleuses sont neutralisés. Les positions du versant ouest qui verrouillaient la cote 271 et la route vers Bantheville, tombent. Une contre-attaque allemande est aussitôt lancée avec les réserves d’Aincreville mais le général Malone qui a parfaitement anticipé cette réaction fait donner son artillerie dont les pièces avaient été préalablement réglées. Le bois des Rappes reste entre les mains des Américains.

Le bois de Rappes coûte à la division : 4449 hommes dont 779 tués.

Borne du bois des Rappes
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Soldats au cimetière communal
Convoi Nom Prénoms Statut Unité Commune Tombe Latitude Longitude Commentaire
18/05/1922 DETANTE Jules Lieutenant 162e RI Bantheville ?

Sources :

  • SHD, jmo de la 8e division
  • SF Dun
  • Crédit photo bois des rappes, US signal corps
  • Crédit photo borne, Jean Marie
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Date de création : 23/02/2018 20:23
Catégorie : - Nos villages dans la tourmente
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